Midi Libre du 11 février 2010.
Le Front de gauche, comme les autres, affûte ses armes à un mois du premier tour des régionales, et, visiblement, il ne se trompe pas d'adversaire. Composé de transfuges du PS, de membres du PC et de compagnons de route de l'extrême gauche, le rassemblement pratique l'attaque forcément frontale. Et, dans le département, la cible privilégiée est logiquement le président du conseil général, Jean-Claude Luche.
« Je constate qu'il prend les Aveyronnais pour des benêts en reportant le vote du budget départemental à la fin mars. En outre, il prétend que s'il se lance dans les élections régionales, c'est en raison du mauvais sort que la majorité actuelle en Midi-Pyrénées réserve à l'Aveyron. Cela relève d'une profonde démagogie. C'est à Paris qu'il faut demander des comptes. Et qu'il en profite pour demander au gouvernement de payer ce qu'il doit au conseil général ». Guilhem Serieys, conseiller régional sortant, et tête de liste aveyronnaise, avance donc gaillardement.
Le ton est le même du côté de Jean-Louis Roussel, conseiller général de Rodez-nord, qui demande à Jean-Claude Luche d'assumer son soutien politique à l'actuel gouvernement.
Quant à Guy Drillin, premier adjoint PC à Onet-Le-Château, qui soutient la liste sans en faire partie, il évoque « une équipe porteuse d'avenir, composée de gens nettement ancrés à gauche. Une équipe qui fait preuve de beaucoup d'ambition ». Et Guy Drillin, qui connaît tout le poids des alliances en politique, n'oublie pas, au passage, de fustiger l'attitude du NPA qui « fait voter les gens puis les amène dans le mur en refusant toute association en vue de gouverner ». On aura compris que le deuxième tour se profile déjà à l'horizon.
H.M.



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